Vite, elle se précipita sur l'annuairePeut être était-il encore chez lui, du moins elle l'espérait de tout son c½ur. Vite, elle tourna les pages, jusqu'à le trouver...
Ouf ! Il habitait toujours Paris :
-Gaspard Sanchez, 2 rue de la Coure-neuve, Paris
-o- FLASH -o-
Des cris résonnent dans la maison :
-"Pfff ! Après tout ce qu'on a fait pour toi, tous les sacrifices pour que tu suives tes études de médecine, et aujourd'hui regarde-toi ma fille, regarde-toi ! Tu parcours les rues de Marseille en quête de ta merde que tu va t'injecter dans le premier bistrot venu, tu claque tout ton argent là-dedans, tu te sens mal, tu viens finir ta nuit à la maison et le matin venu, tu repars, trop honteuse pour affrontée nos regards...
-". snif ! .. Non, je... je... snif ! .. je...
-"TU QUOI ! ?! Tu fais souffrir ta mère, tu me fais souffrir, tu fous en l'air ta vie, mais réveille-toi bon sang !!! Sort de cette torpeur constante qui t'habite depuis que tu te shoot, rappelle-toi, ho ! Oui, par pitié rappelle-toi le temps ou tu étais jeune, où tu avais des amis, rappelle-toi comme tu étais heureuse avant que cette merde te bouffe la tête..
-"Papa... je..
-"Non, tais-toi et écoute-moi, écoute-moi comme jamais tu ne m'as écouté. Tu vas suivre une cure de désintoxication et tu vas te soigner !
-"Quoi !!! Non, non papa... Je ne veux pas aller là-bas ! Je... snif... Je te promets que je vais arrêter... Je, oui je peux m'en sortir toute seule, je n'irais pas là-bas !
-"TU FERAS CE QU'ONT TE DIRAS DE FAIRE !!! Tu as dix-sept ans et tu es encore sous notre responsabilité, aller viens, je t'emmène de suite.
Il la saisit par le bras, la forçant à avancer vers la porte.
-"Je t'interdis de me toucher,
tu m'entends ? Je t'interdis de me toucher !!!La claque que lui décocha son père mit Ana au tapis. C'est donc porté par des médecins et à demi inconscient qu'elle franchit les portes de l'institut Deauclair.
Elle ne pardonnerait jamais à ses parents.
Des nuits elle se réveille encore en pensant à celles de l'institut. Les cris des malades envahissaient chaques recoins de la chambre et résonnaient sans fin dans le bâtiment, Ana elle-même avait hurler plus d'une fois à la mort lorsque le manque c'était fais le plus cruellement sentir. les médecins, telle des bergers gardant le troupeau, passaient leurs journées à administrer des pilules ; Des bleues, des vertes, des rouges, des roses, des noires, des blanches, des bicolores et même certaines à pois.
Arc-en-ciel de drogues douces !
Ana n'attendait plus rien de la vie, elle avait fêter ses dix-huit ans seuls dans sa chambre, elle n'avait pas soufflé de bougies mais avait à la place ingurgitée une bonne dizaine de médocs ; Elle était en pleine crise !
Le seul cadeau qu'elle avait reçu était une lettre de sa mère, son père lui ne voulait plus en entendre parler. Sa mère lui disait de tenir bon, que tout se passait bien à la maison et qu'ils viendraient la voir prochainement;
Tout se passait bien à la maison !!!Ce samedi de novembre 2002 fut la première tentative de suicide d'Ana. Trois autres se sont suivis. Toutes n'ont pas abouti, à chaque fois Ana ne gobait pas assez de cachets. Une fois, elle avait mis de coté chacune de ses pilules durants toute une semaine, se soumettant volontairement aux ravages provoqués par ses crises mais cela n'avait pas suffit...
Bien sur on l'avait placer en soin intensif, mais ça n'avait pas changer la volonté d'Ana de mettre fin à sa vie.
Elle avait juste échangé ses pyjamas avec une camisole et sa chambre avec une cellule capitonnée.
Et puis, comme le printemps qui revient après l'hiver, petit à petit elle commença à se sentir mieux. Ses crises étaient moins fréquentes, son teint reprenait de la couleur alors elle eut droits de sortir dehors pour la première fois depuis 6 mois; c'était le temps qu'avait durer son hiver à elle.
Elle était là, tentant de se réhabituer peu à peu à la chaleur du soleil sur sa peau lorsqu'elle le vit pour la première fois.