Juste envie d'écrire...

Quelle belle et cruelle envie que celle d'écrire ! Belle, car quoi de plus beau qu'exprimer ces sentiments, et cruelle, car quoi de plus terrible que chercher en vain l'inspiration à la lueur d'une bougie quand les mots semblent vous fuirent.
De plus, les mots ne se donnent pas comme çà. Il faut aller les chercher, les apprivoiser, les regrouper et parfois même les provoquer.
Mais lorsque enfin vos doigts, mues par une volonté de fer, se mettent à courir sur le papier, créés des formes et des couleurs et qu'une phrase apparaît devant vous, c'est comme un enfantement, une joie interne et profonde vous parcoure car vous venez de comprendre une chose qui ne vous lâcheras plus : Le pouvoir de création.
Alors allez-y crée et crée encore, ne vous arrêtez pas car après la joie de l'écriture vient un second bonheur, certes plus égoïste et sélectif mais au combien réconfortant, celui du partage !
C'est le "pourquoi" de ce blog.
Alors lisez si l'envie vous en prend et exprimez-vous, lâchez-vous, et critiquez sans remords ces ½uvres, exposées en toute humilité.
Juste envie d'écrire...

# Posted on Monday, 07 July 2008 at 7:39 AM

Edited on Saturday, 27 September 2008 at 9:22 AM

"Aube d'une vie nouvelle" _ Chapitre 1 :

"Aube d'une vie nouvelle" _ Chapitre 1 :
Ana se réveille, un doux rayon de soleil lui caresse la joue. Il est encore tôt, l'aube se lève à peine...
Sa y est, se dit-elle, c'est aujourd'hui !
Déjà !!! Non, il doit y avoir une erreur, sa ne peut pas être aujourd'hui. Ana veut courir, crier, pleurer, mordre, se jeter par terre tant la vérité est insupportable. Mais tous ceci elle l'a déjà fait, et même plus encore, mais à quoi bon, pourquoi perdre son temps alors qu'il vous est compter ?
Alors telle un zombie sans volonté elle se lève, sort de ses draps, chausse ses pantoufle de laine, ouvre les volets en grands et inspire a font. Comme cet air lui semble si pur aujourd'hui, comme l'herbe est si merveilleusement verte, comme le bleu azuré du ciel lui parle de voyage... Mais Merde !!! Comme le monde est beau !
Une douce brise fait murmurer les peupliers, le chant des grillons se mêle a celui des oiseaux et le clapotis des vagues venant s'échouer sur la grève au loin donne au tout un aspect fantasmagorique, soutenue par la brume enfantine de ce matin d'été, si beau, si majestueux. C'est la dernière fois qu'Ana verra le jour se lever.
Soudain un flash lui traversa l'esprit. Vite, elle se précipita sur l'annuaire

Le jour se lève sur la Sicile, un vent chaud de Méditerranée parcourt la maison du père Angelo, les fenêtres sont toutes ouvertes et le soleil matinal se reflète sans fin sur les murs blancs.
Il est dans sont lit, il n'a pas dormis, il y a penser toute la nuit... Le matin venu, pour lui tout est clair.
Comment a t il put se fourvoyer de la sorte tout sa vie durant ? Il ce rappel encore le jour ou il avait fais ses veux de religion, après avoir servi Dieux du mieux qu'il pouvait voilà le résultat :
Il est seul, sans amis, sans famille, il ne s'est jamais réveiller auprès d'une femme et n'a jamais connu le plaisir de l'union de deux corps qui s'offrent l'un à l'autre, il ne s'est jamais empiffrer de chocolats lorsque ses nerfs lâchaient, il n'a même jamais quitté son île... Et tout çà pour quoi ?
Pour mourir ce soir comme n'importe quel autre homme de cette terre ; vingt-huit années de servitude pour finir sa vie comme un ermite reclus dans sa caverne !
-"Non, non je ne veux pas de cette fin là, si j'ai gâcher ma vie je ne gâcherais pas ma dernière journée ici-bas, se dit-il.
Il pris sont sacs de voyage qu'il avait préparer la veille et s'en alla dans les collines.

-"Un café monsieur ?
Jason ne dormait pas vraiment, il était plutôt en état de somnolence. Il n'avait presque pas dormis depuis mardi.
-"Monsieur ? Voudriez-vous un café ?
Cette fois-ci Jason se réveilla complètement ; L'hôtesse lui souriait, une grande carafe de café à la main.
-"Euh!... Non merci sa ira, oui oui sa ira. Euh! madame ?
-"Oui ?
-" Je peux vous posez une question ? Pourquoi êtes vous encore ici ? Vous ne vouliez pas, je ne sais pas moi, voir de la famille, rester avec vos proches ?
-" Et bien pour vous répondre je vous dirais ceci : Vous, que faites-vous là ? Ah! Non non, ne répondez pas, je le sais ; Vous n'avez pas d'amis proche, vous avez couper les ponts avec votre famille pour de vagues histoires d'héritage et pour ne pas gâcher vos derniers jours sur terre vous vous êtes dit : Et bien moi qui n'ai jamais voyager, je pars faire le tours du monde. Et bien moi c'est pareil,, j'exerce ce métier depuis une dizaine d'années et je n'ai jamais connu d'autre vie que celle des airs, ce serait donc bête de mourir sur terre vous ne croyez pas, Jason ?
-"Décidément, je suis un livre ouvert pour vous, tenta de plaisanter celui-ci pour masquer le gène d'avoir été si bien compris. Et comment avez-vous deviné pour mon nom ?
-"Haha c'est écrit sur votre valise, au fait, nous ferons escale en Sicile pour refaire le plein puis nous reprendront notre voyage vers la France.
-" Et vous ne devriez pas l'annoncer dans le haut-parleur pour que tous les passagers entendent ?
-"Pff ! Regardez autour de vous, vous êtes le seul passager a bord de cet avion. Et oui, tout le monde ne veut pas faire le tour du monde pour son dernier jour sur terre, rigolait-elle en se dirigeant vers le cockpit.

# Posted on Wednesday, 09 July 2008 at 9:56 AM

Edited on Sunday, 28 September 2008 at 7:00 AM

Chapitre 2 :

Chapitre 2 :
-"Chéris, regarde. Elle a dessiné çà ce matin ! Elle est au courant pour aujourd'hui... Nous devons lui en parler, nous... Nous devons rester avec elle... oh ! Mon Dieux, elle est tellement jeune Shonn, elle n'a même pas dépasser l'adolescence, c'est... C'est comme si sa vie s'arrêtait avant même d'avoir commencer !
"Elle" en question se remis à dessiner.
June était née sourde et muette ; Les médecins avaient tout tenter mais n'avait jamais réussi à lui rendre l'intégralité de ses sens ; Comme pour se rattraper, le destin l'avait doter d'un don unique pour le dessin, alors, depuis qu'elle avait été en âge de tenir une crayon, June avait dessiné.
Cela faisait déjà quatre jours qu'elle savait pour la comète, mais pour ne pas inquiéter ses parents et surtout parce qu'elle ne savait comment le leur dire, elle avait attendu jusqu'à ce matin. Elle avait fait un dessin, puisque c'était la seule chose qu'elle savait faire.
Soudain, l'oxygène lui manqua, elle se précipita à la fenêtre et l'ouvrit en grand.
Elle habitait juste sous les toits, dans un petit appartement dans le treizième. Si elle se penchai et regardait à l'ouest, elle pouvait voir la pointe de la tour Eiffel, épée dorée semblant pourfendre le ciel. Un jour, oui un jour elle irait tout là haut... seulement, "un jour", n'arriverais plus...
Et pourquoi pas aujourd'hui ? Elle pris son sac, laissa un mots à ses parents et s'enfuient par les toits.

-"Aller, rhabille-toi et dégage d'ici !
-"Quoi ! Tu me jette ?!?
-"Voilà c'est ça ta tout compris, et oui ma belle, tu sais comment sont les hommes, un coup de nique et après... OUSTE !
-" Connard, t'es qu'un Connard, ordurrrrrrrrrrrrrrrrrreeeeeee "Clac !"
Matthieu venait de lui claquer la porte au nez. Il poussa un long râle de lassitude en se laissant tomber dans le canapé ; Sur toutes les chaînes c'était la même chose, le message de la NASA passait en boucle :
... Echec, je répète "l'opération boréale" visant à détruire la comète "Appocalypto" a échoué. La comète se dirige toujours en direction de la Terre, mise en contact avec l'atmosphère le vendredi 14 juillet 2009. Je répète... " Clic !"
Un bref coup d'½il au calendrier rappelas à Matthieu la terrible nouvelle. C'était aujourd'hui et pas demain, pas après-demain ni un autre jours, cette fois-ci il ne pouvait plus reporter cette terrible vérité, il ne pouvait plus la noyée dans l'alcool ou la mettre à la poubelle le temps d'une baise avec la première venue... Alors, pour la première fois depuis des années, Matthieu éclata en sanglots.
Pourquoi ? Pourquoi fallait-il que tout ce termine si vite... Parce qu'un putin de cailloux flamboyant s'était trouver par hasard sur la route de notre chère planète, on allait tous crever, les riches comme les pauvres, les cons comme les anges, les humains comme les bêtes, tous...
Le téléphone sonna :
-"Allô ? ..., personne ne répondit, Allô ?....
-"Matt... sanglot..... c'est maman !
Le téléphone lui échappa des mains.

# Posted on Thursday, 10 July 2008 at 5:29 PM

Edited on Sunday, 28 September 2008 at 7:04 AM

Chapitre 3 : Ana

Chapitre 3 : Ana
Vite, elle se précipita sur l'annuaire

Peut être était-il encore chez lui, du moins elle l'espérait de tout son c½ur. Vite, elle tourna les pages, jusqu'à le trouver...
Ouf ! Il habitait toujours Paris :
-Gaspard Sanchez, 2 rue de la Coure-neuve, Paris

-o- FLASH -o-

Des cris résonnent dans la maison :
-"Pfff ! Après tout ce qu'on a fait pour toi, tous les sacrifices pour que tu suives tes études de médecine, et aujourd'hui regarde-toi ma fille, regarde-toi ! Tu parcours les rues de Marseille en quête de ta merde que tu va t'injecter dans le premier bistrot venu, tu claque tout ton argent là-dedans, tu te sens mal, tu viens finir ta nuit à la maison et le matin venu, tu repars, trop honteuse pour affrontée nos regards...
-". snif ! .. Non, je... je... snif ! .. je...
-"TU QUOI ! ?! Tu fais souffrir ta mère, tu me fais souffrir, tu fous en l'air ta vie, mais réveille-toi bon sang !!! Sort de cette torpeur constante qui t'habite depuis que tu te shoot, rappelle-toi, ho ! Oui, par pitié rappelle-toi le temps ou tu étais jeune, où tu avais des amis, rappelle-toi comme tu étais heureuse avant que cette merde te bouffe la tête..
-"Papa... je..
-"Non, tais-toi et écoute-moi, écoute-moi comme jamais tu ne m'as écouté. Tu vas suivre une cure de désintoxication et tu vas te soigner !
-"Quoi !!! Non, non papa... Je ne veux pas aller là-bas ! Je... snif... Je te promets que je vais arrêter... Je, oui je peux m'en sortir toute seule, je n'irais pas là-bas !
-"TU FERAS CE QU'ONT TE DIRAS DE FAIRE !!! Tu as dix-sept ans et tu es encore sous notre responsabilité, aller viens, je t'emmène de suite.
Il la saisit par le bras, la forçant à avancer vers la porte.
-"Je t'interdis de me toucher, tu m'entends ? Je t'interdis de me toucher !!!
La claque que lui décocha son père mit Ana au tapis. C'est donc porté par des médecins et à demi inconscient qu'elle franchit les portes de l'institut Deauclair.
Elle ne pardonnerait jamais à ses parents.
Des nuits elle se réveille encore en pensant à celles de l'institut. Les cris des malades envahissaient chaques recoins de la chambre et résonnaient sans fin dans le bâtiment, Ana elle-même avait hurler plus d'une fois à la mort lorsque le manque c'était fais le plus cruellement sentir. les médecins, telle des bergers gardant le troupeau, passaient leurs journées à administrer des pilules ; Des bleues, des vertes, des rouges, des roses, des noires, des blanches, des bicolores et même certaines à pois.
Arc-en-ciel de drogues douces !
Ana n'attendait plus rien de la vie, elle avait fêter ses dix-huit ans seuls dans sa chambre, elle n'avait pas soufflé de bougies mais avait à la place ingurgitée une bonne dizaine de médocs ; Elle était en pleine crise !
Le seul cadeau qu'elle avait reçu était une lettre de sa mère, son père lui ne voulait plus en entendre parler. Sa mère lui disait de tenir bon, que tout se passait bien à la maison et qu'ils viendraient la voir prochainement;
Tout se passait bien à la maison !!!
Ce samedi de novembre 2002 fut la première tentative de suicide d'Ana. Trois autres se sont suivis. Toutes n'ont pas abouti, à chaque fois Ana ne gobait pas assez de cachets. Une fois, elle avait mis de coté chacune de ses pilules durants toute une semaine, se soumettant volontairement aux ravages provoqués par ses crises mais cela n'avait pas suffit...
Bien sur on l'avait placer en soin intensif, mais ça n'avait pas changer la volonté d'Ana de mettre fin à sa vie.
Elle avait juste échangé ses pyjamas avec une camisole et sa chambre avec une cellule capitonnée.
Et puis, comme le printemps qui revient après l'hiver, petit à petit elle commença à se sentir mieux. Ses crises étaient moins fréquentes, son teint reprenait de la couleur alors elle eut droits de sortir dehors pour la première fois depuis 6 mois; c'était le temps qu'avait durer son hiver à elle.
Elle était là, tentant de se réhabituer peu à peu à la chaleur du soleil sur sa peau lorsqu'elle le vit pour la première fois.

# Posted on Monday, 14 July 2008 at 12:22 PM

Edited on Wednesday, 16 July 2008 at 8:34 AM

Chapitre 4 : Angelo

Chapitre 4 : Angelo
Il pris sont sacs de voyage qu'il avait préparer la veille et s'en alla dans les collines.

Angelo s'arrêta, il était à bout de souffle. Cela faisait plus de trois heures qu'il marchait en direction de Palerme, la ville la plus proche.
-"Foutue vie d'ermite ! S'écriat-il en repensant aux instants où il avait fait le chemin inverse, il y a vingt-huit années.

Il n'avait que douze ans à l'époque. En compagnie de son père il avait gravit cette colline, dit au revoir à sa mère et avait terminer seul les derniers mètres qui le séparaient du petit monastère exigu où il allait passer le reste de sa vie à prier un dieu qui peut-être n'avait jamais existé. Oui, c'est une triste vie !
Mais à l'époque, c'était celle dont il avait toujours rêver.
Alors, avec toute la passion dont il était rempli, il se mit à la tache. Effectuent les corvées avec bonne humeur, mis à disposition des moindres envies des prêtre-proffeseur. Très vite il reçut en retour leur respect et devint le protéger de l'évêque Patricio.
-"l'homme le plus important du monastère, lui avait dit son père lors d'une de ses visites. Bref, tout allait bien et semble t'il, ne pourrait qu'aller mieux. On voyait déjà Angelo comme le digne successeur du Grand-Prêtre. Mais, comme disait un vieux proverbe sicilien :
"le bonheur n'est que peu de chose en fait, c'est juste le malheur qui se repose"
Et justement le malheur venait de se réveiller, il était en pleine forme.
Sa mère venait de mourir du cancer !
En apprenant la nouvelle, Angelo douta pour la première fois de sa foie. Avait-elle tant pêcher pour mériter ce qu'il lui était arrivé ? Il ne le pensait pas. Alors, pourquoi ?
-"POURQUOI ?
Le pire, pensait-il, c'est qu'il n'avait même pas put être à ses cotés tout le long de sa maladie. Simplement parce que son père avait juger bon de ne pas le distraire durant son éducation.
le distraire ! ?!
Il ne dormit pas non plus cette nuit là. Le lendemain il était partit pour le village célébrer la cérémonie funéraire. Après les embrassades de circonstance, il s'était retiré dans un quoi, il n'avait pas connu depuis si longtemps le contact d'autan de monde qu'il se sentait mal à l'aise. finalement il s'était recueillit en silence et était repartit sans dire au revoir à personne ; Surtout pas à son père.
Il était sensé remonter au monastère le plus vite possible mais il voulait à tout pris retarder ses retrouvailles avec ces couloirs poussiéreux et tous ces hommes psalmodiant sans cesse.
En fait, et il ne s'en rendu compte qu'à cet instant, il étouffait là-haut. Il avait besoin d'air pur...
Alors il avait marché jusqu'au bord de la falaise, inspiré de toutes ses forces l'air marin et était repartit presque à contrec½ur en direction du monastère.
Dès son arrivée il regretta ses pensées blasphématoires et tenta de reprendre le cour de sa vie normalement, mais son changement d'attitude n'avait pas échapper aux autres. Ils mirent cela sur le compte du chagrin et se dirent que ça passerait.
mais ce n'était jamais passé...


Angelo se releva, la ville n'était plus très loin et il n'avait plus qu'à longer la falaise.
Soudain, il s'arrêta au milieu du chemin. Il s'avança jusqu'au bord et scruta la mer paisible de cette fin de matinée. Un éclair lui traversa les yeux !
En un instant il retira sa soutane, ses chaussures et ses chaussettes, ne gardant que son pantalon de toile et sauta.

# Posted on Thursday, 17 July 2008 at 6:44 AM

Edited on Sunday, 28 September 2008 at 7:04 AM